Origine du nom


A l'époque médiévale, la ville apparaît d'abord sous le nom de Velchia. Il ne prendra sa forme actuelle qu'au milieu du XVIème siècle après le décret de François 1er imposant l'usage du français comme langue officielle sur tout le territoire. On retrouve les premières traces de la commune aux environs de l'an 1000, dans une donation de l'église Saint Pierre ( dont on a fêté symboliquement le millénaire en 1995 ) aux moines bénédictins de Savigny.

L'origine de la commune n'est certainement pas étrangère non plus à l'existence d'une très ancienne voie de communication probablement d'origine romaine ou même plus ancienne allant de Feurs à Saint Rambert. Cette voie, dont on retrouve fort bien le tracé, parallèle à la RN 82, est représentée par les rues Max de Saint Genest et Barthélémy Villemagne. Jusqu'à la création de la route moderne (vers 1829) cet ancien chemin était le seul pour aller de Roanne à Saint-Etienne.

Jusqu'en 1932 il n'y avait pas de pont sur la Loire au dessous du bourg mais seulement un passage à gué ou à bac en direction de Sury le Comtal ou de Montbrison. Il était relié par un ancien chemin traversant en diagonale le territoire de Veauche du Nord-Ouest au Sud-Est.


Quelques sites remarquables


L'EGLISE DU BOURG
Elle fut construite à l'époque préromane, aux environs de l'an mille. Il semble qu'elle ait appartenu (car le plus ancien document connu, authentique, date de 1153) à l'Abbaye d'Ainay (Lyon). Mais la partie la plus ancienne de l'église est antérieure d'un ou deux siècles, à cette date. Le prieur de Veauche, à la tête de quelques moines remplissait donc les fonctions de curé de la paroisse tout en ayant pour supérieur l'Abbé d'Ainay.
En 1379, sans doute à cause des malheurs de la guerre de cent ans, le prieuré de Veauche est signalé comme en ruines. Il sera supprimé en 1457 en même temps que celui de Chamboeuf, mais l'Abbé d'Ainay conservera le droit de nommer le curé de Veauche. Il faut noter que, jusqu'au 18ème siècle, le territoire de la paroisse de Veauche comprenait également Veauchette.



Des détails remarquables
Une partie de l'ancien édifice préroman fut démolie au XVIe pour être remplacée et agrandie en style gothique, puis fut l'objet d'une restauration importante en 1945-1946.
De l'église primitive, il reste le porche et les murs des deux premières travées. Ces murs sont ornés d'arcatures reposant sur des colonnes surmontées de chapiteaux à entrelacs, au nombre de huit. Comme deux autres églises foréziennes de la même époque, le tympan était orné d'un appareil réticulé formé de petites pierres disposées en losanges.



Orfèvrerie
A l'intérieur de l'église, on pouvait contempler le bras reliquaire Saint-Pancrace, en argent sur âme de bois, avec la forme exceptionnelle, probablement unique en France, d'un poing fermé. Oeuvre d'un orfèvre lyonnais, vers 1469-1470. Classé Monument Historique, celui-ci fut hélas volé en août 1978.





Bénitier
En pierre, dont la vasque est supportée par un lion accroupi, tenant entre les pattes un écu qui porte la date de 1555.
Dans la chapelle latérale de gauche, Retable de l'Association aux armes des Gadagne fin XVIIe siècle (les Gadagne, riches bourgeois de Lyon, étaient Seigneurs de Veauche à cette époque), et Prédelle en bois sculpté : les anges adorant l'Eucharistie.
Deux statues en bois, datant du XV et XVIe siècle, SAINT-PIERRE et SAINT-JACQUES (toutes deux dérobées en 1983) et de Saint-Roch. Cette dernière étant visible.
Deux cloches, datées de 1572, sont inscrites à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.



LE CHATEAU FEODAL
La première mention de ce château est de 1260, mais il était sans doute bien plus ancien. Il n'en reste aux abords de l'église que de faibles vestiges (pans de murs, parties de tours, cavités souterraines) dans les propriétés Cholat, Thomas, Valla et Fillaire, car le quartier a été complètement bouleversé en 1885 par la création du CD 54 menant à la Loire (profonde tranchée qui a causé plusieurs démolitions) et par celle de la Place Abbé Blard, où se trouvaient de vielles maisons.
La seigneurie de Veauche paraît avoir été, au XIIIe siècle, divisée entre les familles "De Rousillon" et "De Veauche" (plusieurs seigneurs s'appelaient "Roland De Veauche").

AUTRES CURIOSITES
Au centre-sud du bourg, à l'intersection de deux chemins, il y a : La Croix Saint-Jacques, datant du début du XVIIe. Elle a été restaurée en 1961 (on a ajouté un Saint-Jacques à mi-fût).
La Fontaine de Chana, dont l'eau passait pour être plus ou moins bénéfique, était aménagée comme sorte d'oratoire. La date de 1416 sur la Croix est incertaine, car elle a été refaite à l'époque moderne. Elle offre un aspect curieux et un très beau coup d'oeil sur la vallée de la Loire et la plaine du Forez.





MAIS POUR BEAUCOUP, VEAUCHE C'EST D'ABORD UNE VERRERIE
La création de la verrerie en 1883 va provoquer l'expansion de la commune.
Destinée à approvisionner la source BADOIT en bouteilles (plûtot que de les faire venir de Rive-De-Gier).
Messieurs BOICHOT et LAURENT, maîtres verriers, veillèrent à l'édification et à la mise en route de l'usine, mais aussi (nous sommes au XIXe siècle) à la cnstruction d'une cité ouvrière de 28 maisons, d'une église et d'une école (Sainte Stéphanie).
Son emplacement se justifiait par la planitude des terrains, la proximité de la ligne de chemin de fer, de la Loire, au carrefour des axes Saint-Etienne/Roanne et Montbrison/Chazelles, mais aussi l'assurance de l'approvisionnement en charbon par les mines de Sainte-Foy-l'Argentière.
Aujourd'hui, la verrerie "OI Manufacturing" est spécialisée dans la fabrication de bouteilles haut de gamme pour lesquelles elle est nationalement renommée. On peut la visiter sur rendez-vous ou en cintactant l'Office de Tourisme du Pays de Saint Galmier au 04.77.54.06.08.